Au secours, Bébé ne veut pas faire la sieste !

Quand un bébé refuse de faire la sieste, cela peut vite devenir une source de fatigue, de stress et de questions pour les parents.
On regarde l’heure, on se demande s’il a assez dormi, s’il est trop agité, s’il a encore besoin de dormir ou si quelque chose a changé dans son rythme.

Je suis maman de deux enfants, et comme beaucoup de parents, j’ai vécu ces journées où le sommeil semble compliqué : bébé qui pleure, qui s’agite dans son lit, qui ne veut dormir que dans les bras ou qui se réveille au bout de quelques minutes.
Si tu lis cet article, c’est sûrement parce que tu cherches à aider ton bébé à mieux dormir, avec douceur et sans imposer de méthode rigide.

Pourquoi bébé refuse-t-il de faire la sieste ?

Le refus de la sieste est très fréquent chez le bébé et le jeune enfant. Il ne s’agit pas d’un caprice, mais souvent d’un signe lié à son âge, à sa fatigue ou à son environnement.

Le rythme de sommeil évolue au fil des mois

Entre la naissance et 2 ans, le rythme de sommeil de bébé évolue constamment.
Les cycles sont courts au début, puis s’allongent progressivement. Un nourrisson peut avoir besoin de plusieurs siestes par jour, alors qu’un bébé plus grand n’en fera plus qu’une ou deux.

Ce qui fonctionnait à 3 mois peut devenir difficile à 6 ou 12 mois. C’est une phase normale du développement infantile.

Bébé est trop fatigué… ou pas assez

Un bébé trop fatigué peut avoir plus de mal à s’endormir. Il devient agité, grogne, pleure, détourne la tête ou s’oppose catégoriquement au coucher.
À l’inverse, s’il est couché trop tôt, il peut simplement ne pas avoir encore besoin de dormir.

Les signes de fatigue sont souvent plus fiables que l’heure exacte : bâillements, regard dans le vide, yeux qui deviennent rouges, gestes plus lents ou agitation soudaine.

Bébé est trop stimulé dans la journée

Au fil de la journée, les stimulations s’accumulent : bruit, lumière, visites, jeux, changements de lieu.
Un environnement trop stimulant peut perturber la sieste, surtout si bébé n’a pas eu de temps calme avant de dormir.

Créer un environnement propice, avec une lumière douce, une température adaptée et une atmosphère calme, aide le système nerveux de bébé à se poser.

Un changement perturbe les habitudes

Un déménagement, une sieste à la maison différente de celle à la garderie, un changement d’alimentation, une nouvelle personne qui s’occupe de bébé…
Même un petit changement peut suffire à perturber le sommeil et provoquer un refus temporaire de la sieste.

À quel âge et combien de siestes bébé doit-il faire ?

Le besoin de sieste de bébé évolue au fil des mois en fonction de son développement, de son rythme de sommeil et de sa capacité à rester éveillé suffisamment longtemps entre deux périodes de repos. Comprendre ces changements peut aider à adapter le quotidien sans stress.


De la naissance à 3 mois : des siestes très fréquentes et flexibles

Dans les premiers mois de vie, le bébé n’a pas encore de ritme jour/nuit bien structuré : il alterne naturellement entre périodes de sommeil et d’éveil toutes les deux à quatre heures environ, parfois plus souvent encore.

  • Nombre de siestes : souvent 5 à 8 siestes par jour, réparties sur toute la journée.

Durée totale de sommeil (jour + nuit) : en moyenne 14 à 18 heures par 24 h.

  • Place dans la journée : les micro-siestes sont réparties le matin, l’après-midi et parfois tôt le soir.

C’est une période où il est difficile d’imposer une routine stricte : bébé dort selon ses besoins physiques, souvent juste après un biberon ou une phase d’éveil court.

De 4 à 6 mois : vers l’organisation de siestes prévisibles

À partir d’environ 4 mois, l’horloge biologique de bébé commence à se mettre en place : il peut y avoir une meilleure distinction entre le jour et la nuit, et un rythme de siestes plus reconnaissable se dessine.

  • Nombre de siestes : idéalement 3 siestes par jour, souvent une le matin, une en début d’après-midi et parfois une courte en fin d’après-midi.

Durée de chaque sieste : entre 30 minutes et 2 heures, selon la fatigue accumulée.

C’est souvent à cet âge que les parents peuvent commencer à observer des repères pour le sommeil de leur bébé et proposer des rituels de sieste qui deviennent le « signal » du repos.

De 6 à 12 mois : consolidation vers deux siestes

Entre 6 et 12 mois, la plupart des bébés passent progressivement à deux siestes par jour : une le matin et une l’après-midi.

  • Nombre de siestes : généralement 2 par jour, mais il arrive que certains enfants fassent encore 3 siestes pendant une transition.

Durée totale des siestes : souvent 2 à 3 heures au total, parfois plus certains jours.

À cet âge, la sieste commence à ressembler davantage à un véritable temps de repos structuré dans la journée, presque comme un « deuxième dodo ». Maintenir des repères de temps calme, d’environnement apaisant et de routine régulière peut rendre ce rythme encore plus confortable.

De 12 à 24 mois : une à deux siestes, puis une sieste principale

Entre 12 et 18 mois, certains bébés continuent à faire deux siestes, mais beaucoup passent progressivement à une seule sieste principale en début d’après-midi.

  • Avant ~15 mois : il est fréquent que bébé fasse encore 2 siestes, surtout si son besoin de sommeil total (journée + nuit) n’est pas encore totalement consolidé.

15 à 24 mois : la plupart des enfants n’ont plus qu’une sieste dans la journée, souvent juste après le repas de midi ou en début d’après-midi.

Durée de cette sieste unique : généralement 1 à 2 heures selon les besoins et le sommeil nocturne de l’enfant.

Les besoins varient beaucoup d’un bébé à l’autre, mais l’idée générale est de suivre les signaux de fatigue plutôt que d’imposer rigidement des horaires. Un enfant bien reposé après cet âge peut continuer à bien dormir la nuit.

Comment aider bébé à faire la sieste plus facilement ?

Quand un bébé refuse la sieste, il est naturel de se demander s’il faut insister ou non. En réalité, forcer un bébé à dormir est souvent contre-productif. Plus on insiste, plus le stress monte — chez l’enfant comme chez le parent — et plus l’endormissement devient difficile.

À l’inverse, observer, accompagner et proposer permet généralement de mieux respecter le rythme de bébé. Chaque enfant est différent, et son besoin de sommeil peut varier d’un jour à l’autre, surtout pendant les phases de développement ou de changement.

Observer les signaux de fatigue

Avant même de parler de sieste, bébé envoie souvent des signaux clairs qu’il a besoin de dormir. Apprendre à les repérer permet d’agir au bon moment, avant que la fatigue ne devienne trop intense.

Parmi les signes de fatigue les plus courants :

  • bébé frotte ses yeux ou ses oreilles,
  • il baille ou détourne le regard,
  • il devient grognon, irritable ou pleure sans raison apparente,
  • il s’agite davantage ou, au contraire, se fige en regardant dans le vide.

Un bébé trop fatigué aura souvent plus de mal à s’endormir. Proposer la sieste dès l’apparition de ces signaux augmente les chances de succès.

Mettre en place une routine de sieste rassurante

Une routine courte et répétée crée des repères clairs pour bébé. Elle lui permet d’anticiper le moment du dodo et de s’y préparer en douceur.

La routine peut être très simple :

  • changer la couche,
  • fermer les rideaux,
  • dire quelques mots doux,
  • chanter toujours la même chanson ou faire un câlin.

Ce sont ces petits rituels répétés qui signalent à bébé que le temps du repos approche, sans avoir besoin de longues explications.

Créer un environnement propice au sommeil

L’environnement joue un rôle essentiel dans la qualité de la sieste. Pour favoriser l’endormissement :

  • privilégiez une pièce calme,
  • réduisez la lumière,
  • veillez à une température agréable,
  • habillez bébé avec une tenue confortable.

Un environnement apaisant aide bébé à passer plus facilement de l’éveil au sommeil, surtout pendant la journée où les stimulations sont nombreuses.

chambre bébé, coussin baleine apaisante

Accompagner bébé avec une transition en douceur

Chez les bébés de 0 à 3 mois, beaucoup de siestes se font naturellement dans les bras. Cette proximité est normale et répond à un besoin de sécurité très fort.

Pour faciliter cette transition sans rupture brutale, plusieurs solutions existent :

L’écharpe de portage

L’écharpe de portage, une aide précieuse pour les tout-petits

Dès la naissance, l’écharpe de portage peut être une excellente solution pour les siestes de la journée. Porté contre le parent, bébé retrouve :

  • la chaleur,
  • le mouvement,
  • l’odeur rassurante,
  • le contact physique.

Beaucoup de nourrissons s’endorment facilement ainsi, surtout lorsqu’ils ont du mal à dormir seuls.

Le Topponcino, pour poser bébé en douceur

C’est justement en vivant ces moments avec mes propres enfants que j’ai découvert le Topponcino, un petit matelas de transition inspiré de la pédagogie Montessori.

Il permet de :

  • poser bébé sans le réveiller,
  • conserver la chaleur et l’odeur parentale,
  • faciliter le passage des bras au lit, au berceau ou à la nacelle.

Pour de nombreux parents, le Topponcino devient un véritable allié pour les siestes, notamment lorsque bébé refuse de dormir ailleurs que dans les bras.

Topponccino, petit matelas pour endormir bébé

À retenir
 Il n’existe pas de solution magique, mais une combinaison de petites choses : observation, routine, environnement apaisant et outils adaptés. Et surtout, beaucoup de bienveillance — envers bébé, mais aussi envers soi-même.

FAQ – Questions fréquentes sur la sieste de bébé

Mon bébé saute une sieste, est-ce grave ?

Non. Une sieste manquée ponctuellement n’a pas d’effet négatif sur sa santé.

Faut-il réveiller bébé si la sieste est longue ?

Avant 1 an, il est rarement nécessaire de réveiller bébé, sauf avis médical.

Mon bébé pleure dès que je le couche, que faire ?

L’accompagnement progressif, le contact et la régularité sont souvent plus efficaces que les changements brusques.

En résumé : accompagner bébé avec confiance et bienveillance

Le sommeil de bébé n’est pas linéaire. Il évolue, se transforme et traverse des phases parfois déroutantes.
En tant que maman ou papa, vous faites déjà beaucoup.

Observer votre bébé, créer un environnement propice, établir une routine de sieste douce et vous faire confiance sont souvent les meilleurs moyens d’aider bébé vers un sommeil plus apaisé.

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